•  

     

    Lorsque vous avez ramené votre nouveau-né chez vous, vous étiez tout à fait conscients quevotre vie allait considérablement changer... 
      
    Les amis, les voisins, ainsi que les personnes mal intentionnées de votre entourage, s’étaient, la plupart du temps, empressés de vous prévenir : 
      
    — J’espère que vous avez profité des grasses matinées, hein ! Remarque, nous, on n’se plaint pas, notre fille Kimberly-Ludivine a fait ses nuits dès la maternité, balancera votre ex-meilleur ami Freddy Kruger. 
      
    — Rho !!!! Mes pauvres !!! A tous les coups votre Chouchou, il fait du RGO. Il faut faire du Cododo... le porter... l’allaiter... le biberonner... l’emmailloter... l’empaqueter... le... Bon j’arrête, de toutes façons, vous avez bien compris que vous allez galérer, non ? ricanera Kim-Brigitte, votre ex-super-copine. 
      
    — De toutes façons, les enfants c’est la plaie ! Vous auriez pris des hamsters que vous auriez pas été déçus! vous sortira Tata Huguette, qui vire un poil aigri... 
      
    Bref, vous vous êtes blindés, vous vous étiez préparés, vous avez lu des tas de livres : 
    votre bambin, vous êtes prêts à le gérer, l’élever, le dorloter, le chouchouter... 
      
    Mais ce à quoi vous ne vous attendiez pas... 
    c’est d’entrer...
     
    dans la Quatrième Dimension... 
      
    Les lumières se tamisent, 
    des tourbillons psychédéliques apparaissent, 
    le vent se lève soudain, 
    et une musique aussi assourdissante qu’effrayante se fait entendre : 
    Vous voilà transportés dans une autre dimension. 
    Une dimension faite de sons, mais aussi d'esprit. 
    Un voyage au bout des ténèbres où il n'y a qu'une destination : 
    La Quatrième Dimension  
     
      
    Tels des clones de David Vincent dans la série Les Envahisseurs
    vous réalisez que désormais ILS sont là... 
    Vous savez qu’il se passe chez vous des phénomènes étranges, mais vous ne maitrisez plus rien... 
      
    Voici 10 indices qui prouvent que vous appartenez maintenant à 
    La Quatrième Dimension... 
      
    1. De petits êtres se baladent chez vous et semblent vivre une existence parallèle tout en vous donnant des ordres. 
    Ils ont des us et coutumes bien particuliers, mangent avec les doigts, s’essuient la bouche avec leurs polos et se mouchent avec leurs manches... 
      
    2. Vous n’êtes plus jamais seuls chez vous... 
    Même lorsque vous pensez prendre une douche tranquille, une main surgit soudain dans votre champ de vision, et vous vous estimez heureux qu’elle ne brandisse pas d’arme blanche. 
      
    3. Vous entendez votre nom à toute heure du jour et de la nuit... 
    Pour n’importe qu’elle raison et sur tous les tons possibles et inimaginables. 
    Les « Maman « et « Papa »  constituent le refrain d’une chanson qui ne se termine jamais. 
      
    4. Même lorsque vos enfants dorment profondément, il vous arrive d’être persuadés de les avoir entendus pleurer : 
    hallucinations auditives flippantes bonjour ! 
      
    5. Vous apercevez fréquemment des ombres se baladant dans les couloirs, bien après l’heure du coucher... 
    Ainsi que des bruits sourds suivis de chuchotements, qui glaceraient même Olaf, le bonhomme de neige qui aime les gros câlins. 
      
    6. Il vous arrive de vous faire réveiller par un doigt dans le nez ou dans l’oreille, mais... lorsque vous ouvrez les yeux, 
    vous ne pouvez qu’entendre des pas qui s’éloignent peu discrètement. 
      
    7. Quelquefois (fréquemment) vous parlez, mais constatez que personne ne vous entend... 
    Vous pouvez alors raconter n’importe quoi : 
    — Monsieur Patate a pris rendez-vous à la clinique pour changer de sexe, c’est Mistigri, le chat de la voisine qui va l’opérer. Et ensuite ils iront rejoindre Dora en cure de désintox, ils sont accros à la Met’ ! 
    Phénomène acoustique curieux... Quelqu’un doit jouer avec votre niveau sonore perso, 
    personne ne semble vous entendre, et tous continuent leurs activités aux quatre coins de la pièce... 
      
    8. Vous pourriez jurer que vous aviez éteins cette lumière... 
    Celle des WC, particulièrement fantasque, se rallume seule après chaque passage des envahisseurs... 
      
    9. Vous êtes souvent terrifiés à l’idée de regarder sous votre lit, dans les cartables et dans les poches de pantalons avant les lessives. Les objets bougent seuls chez vous, doués d’une intelligence hors du commun... 
    Vous venez de terminer de ranger, et vous retournez l’espace d’une seconde : tout est sens dessus dessous ! 
    Malproprement inexplicable... 
      
    10. Le phénomène le plus étrange, c’est que malgré tous ces phénomènes étranges, 
    vous persistez à rentrer chaque jour chez vous avec plaisir... 
      
      


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  • L'effet papillon 

    L' « effet papillon » est une expression qui résume une théorie expérimentale selon laquelle un événement, quel qu’il soit et où qu’il se produise, puisse avoir des retentissements phénoménaux, ou non, en un point totalement aléatoire du globe.

    Elle est parfois exprimée à l'aide d'une question :

    « Un simple battement d'ailes d'un papillon peut-il déclencher une tornade à l'autre bout du monde ? ».

     

    Ok Reine-Mère, me répondrez-vous, mais finalement ça nous en cogne une sans faire bouger l’autre tes papillons et leurs battements d’ailes...

    Je vous répondrais alors qu’il serait bon de parler un peu plus poliment et ajouterais que, oui, effectivement, je ne me sens également qu’assez moyennement concernée par ces cheminements intellectuels.

    Lorsque j’aperçois un papillon, je m’extasie, je m’émerveille, à la rigueur j’empêche l’un ou l’autre des pensionnaires de vouloir lui faire sa fête, mais en aucun cas je ne pense un tant soit peu à un quelconque début d’ébauche de commencement de tornade, de typhon, ou bien de cyclone.

     

    Oui, mais alors Reine-Mère, me direz-vous d’une voix affreusement nasillarde, pourquoi nous gonfles tu avec ces histoires improbables d’insectes et de théories à la mords-moi le nœud ?

    Je me permettrais de vous faire remarquer que votre langage est plus que limite-limite et que je serais joie et amour si vous vouliez, un tant soit peu, faire montre de l'ébauche d'un petit effort. Je sais que vous n’avez pas inventé la courbure de la banane, mais quand même, j’imagine que vous êtes en mesure de saisir qu’un semblant de bonnes manières ne peut nuire à quiconque.

     

    Bon, Reine-Mère, tu vas accoucher à la fin ? Ajouterez-vous effrontément sans prendre en compte mes suggestions ô combien judicieuses concernant votre savoir-vivre. C’est pas qu'on soit pressés, mais un billet de blog ça doit pas dépasser 800 mots, et avec ta sale manie d’étaler tant de lettres sur tes tartines, tu vas nous faire fuir !

     

    Très bien les enfants ! Tous doux ! Je vais en venir au but, je vais arrêter de tergiverser, je vais pointer d'un doigt élégant et racé l’essentiel, et vous expliquer pourquoi, ici, aujourd’hui et maintenant je ressens le besoin d'évoquer ce qu'est « l’effet papillon »

     

    Reine-Mère est du genre enthousiaste, et l’effet papillon elle avait éludé jusque-là.

    Mais ce matin, lorsqu’elle a estimé que le débarrassage de la table du séjour semblait une option négligeable.

    Qu’elle a sottement laissé traîner des feutres et des coloriages à proximité des bols de lait.

    Quand Numérobis a tiré sur le coin d’une desdites feuilles et que le blanc liquide protéiné a jailli sournoisement sur les vêtements innocents de Pretty-Poulette et Dragibus.

    Si l’on prend en compte de surcroît que le nettoyage-express des deux susnommés, du sol et des murs a retardé le changement de la couche fuyante de Micro-Poulette.

    Si l’on ajoute à cela que durant ce laps de temps Dragibus a eu le temps de saisir un feutre – indélébile et rouge – et a entamé une fresque façon Velasquez sous métenphétamines sur la porte des WC.

    Et si je conclue en vous annonçant que la sortie du plat de lasagnes du four a été littéralement zappée, vous commencez à entrevoir où je veux en venir ?

     

    J’ai bien regardé mes quatre pensionnaires, les Huns après les autres...

    Il s’en est fallu de peu que je ne décide de les éliminer pour mesures prophylactiques arbitraires...

     

    Et puis mon regard a glissé jusqu’au coloriage par lequel tout avait débuté...

     

    Un papillon.

    Saleté de lépidoptère.

    Sur la feuille de papier...

    S’il avait été en ailes et en pattes devant moi, je lui aurais fait regretter d’être sorti de son cocon.

     

    Alors oui, mes petits chats... L’effet papillon, moi, j’y crois.

     

     

     


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  •  

    Le point sur les "Terrible Two"

     

    My tailor is rich.

    Bob and Billy go to the kitchen with your red bicycle.

    I love so much George Clooney.

    You talkin’ to me ? You talkin’ to me ? You talkin’ to me ?

     

    Vous l’aurez compris nous allons aujourd’hui évoquer quelques anglicismes, et plus particulièrement examiner le cas d’une mutation de l’espèce humaine – quelquefois temporaire  - se produisant approximativement vers l’âge de deux ans :

                                        The Terrible Two.

    Je me servirai comme exemple de notre spécimen maison : j’ai nommé Dragibus.

    Deux ans et demi de métier, roublardise, coquineries et autres sournoiseries en tous genres.

     

    J’entends déjà des « Oh My God !» fuser à droite et à gauche dans la salle.

    Francis ! Qu’est ce qui te prend ?

    « Mais qu’est ce donc ? Ça à l’air si grave !

    Est ce que ça se soigne ? Existe t’il un vaccin ?

    Dois-je faire piquer mon enfant ? »

     

    Tout doux, tout doux mon bichon : on se calme Francis !

    Tout va bien se passer.

    Enfin non, mais calme toi tout de même...

     

    Reprenons paisiblement.

    Respire profondément, Francis, et installons nous confortablement.

    Munissons nous du dernier ouvrage de Queen-Mummy, grande prêtresse de la parentalité que vous connaissez déjà si vous avez suivi les épisodes précédents.

    (sinon courrez-y vite, ils vont s’autodétruire)

     

    J’ouvre donc le magnifique ouvrage de ma guide spirituelle et consoeur, intitulé :

    «  Élever ses niares en batterie : les bons tuyaux qu’il vous faut »

    Notez tout de même qu’elle en a vendu 200 000 exemplaires, ça laisse perplexe...

    P, Q, R, S, T .... T..... Terrible Two, voilà, voilà ...

    « Terrible Two : Si votre enfant est trop pénible entre 18 mois et 3 ans, je vous conseille de le laisser le plus souvent possible dans sa chambre, faites un trou dans la porte pour lui donner de la nourriture à heures régulières. »

     

    Waw !!! Queen-Mummy semblait un poil remontée le jour où elle s’est lancée dans l’écriture de ce chapitre.

    Prenons plutôt un ouvrage plus classique : « Parents » de Maurice Duconnoird :

     

    Extraits choisis :

    « Moment où l’enfant prend conscience du pouvoir du non. »

    Ah ça c’est sûr ! comme qui dirait Mme Michu...

    On a bien saisi le concept au Sixinthecity Mansion.

    Du non par ci, du non par là...

    Du no à la sauce gribiche, du niet à la béchamel,

    Du nein grand-veneur, du nee aux airelles, ou encore du nej au court-bouillon.

    De la négation en veux- tu en voilà... Quand il n’y en a plus, il y en a encore...

     

    « Aux alentours de deux ans... »

    Hu ! Hu ! Hu ! J’aime assez cette marrante notion d’alentours.

    Je le dis tout de go : Papa Schultz et moi-même nous sommes faits déjà enfler par les trois premiers pensionnaires !!!

    Approximativement de six mois,

    environ de quelques semaines,

    à la louche de plusieurs milliards de secondes...

    Le phénomène sus-nommé a toujours débuté bien avant les deux ans :

    On dit ça aux parents pour ne pas les décourager, mais cette affaire s’étend dès 18 mois aux quatre ans de votre Poussinet !!!

    Et qu’est ce qui vous attend mes petits poulets aux alentours des quatre ans ?

    Oui Francis ! Tu suis ! Ça fait plaisir à Reine-Mère !!!! C’est bien ça : Les Fucking Four !!!

     

    Je reprends :

    « Aux alentours de deux ans, l’enfant à peu de moyens à sa disposition pour faire son putsch » :

    Purée! C’est écrit noir sur blanc : son putsch !!!

    On parle bien coup d’état, là ! De prise de pouvoir avec violence !

    Planquez les tronçonneuses, les pics à glace et les perceuses : Dragibus est dans la place !!!

     

    « Votre enfant ne maîtrise pas la parole... »

    J’ai envie de dire chacun ses problèmes, déjà, genre moi je suis nulle en chimie élémentaire, j’en fais un flan, peut être ?

    Et puis, je ne suis pas d’accord du tout :

    Dragibus s’exprime plutôt pas mal pour son âge, pour qui n’est pas trop regardant sur les ZE et les CHE, et ça ne l’empêche pas de tous nous mener à la baguette !

     

    « ...il est encore assez malhabile, tant au point de vue de la marche que de la dextérité... »

    Pause !!!!! Arrêt sur image !!!

    Francis rallume la lumière dans la salle, qu’on fasse un point tous ensemble : trois choses à souligner.

     

    1. Malhabile :

    On parle bien d’un petit gars de 90 cm qui trimbale en permanence des objets de 9 mm sur lui : biberon playmobil, jetons de caddy, graines, micro-cailloux, boutons et autres minuscules choses, limite si je les repère à l’œil nu, lui il sait exactement ce qu’il a en stock... Dans le genre malhabile j’ai déjà vu pire : je suis désolée mais cet argument ne tient pas la route.

    2. La marche :

    Bon, OK, ça gadine encore pas mal... Mais moi aussi il m’arrive de trébucher, et je n’en fais ! pas tout un plat.

    D’autant que je me gaufre d’1m73 de haut moi ! Madame ! 

    Est ce que je hurle ?

    Est ce que je trépigne ?

    Est ce que je prends la salle d’attente du généraliste en otage ? Non !

    Remarque nulle, argument rejeté.

    3. Dextérité :

    Là, je commence à adhérer au texte de l’article. Vous remettez ?

    Dexter : le sérial killer !

    Le gars qui a un bon fond car il ne tue que des méchants ! Mais nom d’une pipe ! Il les découpe et largue les corps de ses victimes au large de Miami !!! Si c’est pas flippant ça !

     

    « ...votre enfant ne sait pas comment reconnaître et gérer ses frustrations... »

    D’accord... Mais une fois encore, est-ce une excuse suffisante pour dynamiter le sixinthecity Mansion ?

    J’ai quelquefois l’impression d’avoir un Rottweiler sous amphets à la maison !

     

    « ...de tout cela découle une grande frustration qui pousse votre enfant à faire des colères, durant lesquelles cris, morsures et coups se mêlent. »

    Frustration ? Fru-stra-tion ! FRUSTRATION !!!!!

    Avoir repéré une paire de chaussures et s’apercevoir le jour des soldes qu’il n’y a plus votre pointure : ça c’est de la frustration.

    Avoir une soudaine envie de Haribo et s’apercevoir que les pensionnaires ont liquidé la boite de deux kilos : ça c’est de la frustration.

    Penser laisser ses enfants à la halte garderie pour la matinée et s’entendre dire qu’il n’y a plus de place : ça c’est de la GROSSE Frustration.

    Mais démonter une chambre, un séjour, un salon, un jardin à coup de Doudou atomique, c’est pas de la frustration ! C’est un attentat !!!

     

    — Pour étayer mon argumentaire, j’appelle à la barre Pretty-Poulette. Montrez moi votre bras : WAW ! Sacrée morsure, expliquez vous je vous prie.

    — J’étais en train de regarder i Carly sur Gulli et Dragibus m’a sauté dessus.

    J’ai rien vu venir... Pourtant ma mère m’a inscrite à des cours de self-défense en prévention des Terrible Two...

    — La sainte femme... Numérobis, approchez voulez-vous : cet énorme hématome sur la jambe, qu’est ce donc ?

    — Une sombre histoire de place sur le canapé. Dragibus voulait celle dans le coin droit et je ne la lui ai pas cédée assez vite...

    — Il a appelé des hommes de main pour vous mettre dans cet état ?

    — Non, il m’a attaqué avec une des mes petites voitures. Mais la grosse, la Ferrari rouge qui est bien lourde et qui a les phares qui s’allument... Je n’ai rien pu faire...

    — Tsss... Tsss... Tsss... Micro-Poulette... Vous subissez les pires assauts de votre petit grand frère...Vous fêtez votre premier anniversaire la semaine prochaine, n’est ce pas ? Racontez nous les sévices que vous avez subis. Courage...

    Un traducteur intervient :

    — Messieurs Dames bonjour. Je me fais régulièrement tirer les bouclettes, marcher sur les doigts lorsque je me déplace à quatre pattes, et tirer par les jambes. Mais ce qui m’horripile au plus haut point, c’est lorsque je me déplace tranquillement et que Dragibus monte sur mon dos, il m’écrase volontairement de ses 12 kilos, le fourbe ! J’ai une tête de poney ??

    — Pas facile Micro-Poulette... Vous envisagez de porter plainte ?

    — Non... Ça ferait trop de peine à ma mère... Mais je commence à gérer l’utilisation d’une arme de catégorie 4...

    — Allons bon ?

    — Mes petits ongles de bébé acérés...

    — Outch !!! Je sens que vous n’avez pas dit votre dernier mot...

    — Dans quelques mois je prends la relève et autant vous dire que Dragibus va prendre cher...

     

    Continuons la lecture du texte :

    « Aux colères s’ajoute une propension à dire non à tout ou presque, à changer d’idées constamment... »

    — Ze veux des pâtes, non des saucisses, non du chocolat, non des pâtes, non des saucisses au chocolat, non Kirikou, non Shaun le mouton ! Mon canapé !!! Ze veux des pâtes. Des pâtes !!!! Kirikou au chocolat et Shaun le mouton fourré à la saucisse !!!

    Ça vous parle, non ?

     

    «  ...ces éléments peuvent même transformer un acte simple en épopée épuisante... »

    Mutain de Mordel de l’Herbe !!!!

    Une épopée, mon pote !!! Tu sais ce que c’est Maurice Duconnoird, une épopée ???

    L’Iliade, L’Odyssée sont des épopées !!!

    Napoléon ou Alexandre le Grand ont connu des épopées !!!

    L’habillage du matin en période hivernale avec le combo manteau-bonnet-gants-écharpes-chaussures c’est juste la fin du monde mon chou !!! Une lutte sans merci, à la vie à la mort !

    Maurice Duconnoird est un imposteur ! Il n’a vraisemblablement pas d’enfants !!!!

     

    «  Tout cela est naturel, mais ce n’est pas une raison pour ne pas intervenir. Le rôle des accompagnants est primordial durant cette phase. Le pire service qu’on puisse rendre à l’enfant serait de laisser libre cours à tous ses caprices et colères sans l’accompagner »

    Là !!!! Maurice retrouve la raison !!!

     

    « ...clarté, constance, communication et ruse. »

    Exactement ce que je dis toujours ! Exemple type :

    — Dragibus, je te répète pour la millionième fois (constance), comme tous les matins à 08h27 (constance) : viens mettre ton manteau !!!!!(clarté et communication) sinon je fous ton doudou à la poubelle ! (ruse)

    C’est juste une menace, je ne ferais jamais ça, hein ! Comment il s’endormirait sinon ?!

     

    « Le retrait : quand son comportement est inacceptable, on le laisse en retrait selon la règle des deux : un minute par année de vie »

    Faute de frappe, mais sinon je valide.

    Pareil qu’ici, la règle des deux.... heures...

     

    Et là te type à décidé de nous achever :

    « Terrible pour qui ? Votre ange est un pro de la contrariété, fait des crises mémorables, et son comportement est souvent imprévisible : c’est temporaire ! Il grandit, si vous êtes sur les nerfs vous finirez par prendre tout mal : gardez le sourire !! »

    Honnêtement il a de la chance de ne pas se trouver devant moi le petit Maurice :

    Gardez le sourire ! J’imagine et j’espère que c’est du huitième degré, ou alors il s’est pris une perfusion de rigoloclown, il a sniffé du Banania ?

    Gardez le sourire !!!! Non mais je rêve !!!!

     

    « Montrez vous compréhensifs : ce n’est pas si terrible que ça non ? »

    Han ! Han ! Han (rire psychotique, paupière droite qui frétille, jambe gauche qui se contracte, spasmes du cou)

     

    Alors je propose que nous déposions tous nos Terrible Two pour quinze jours chez :

    Maurice Duconnoird

    6 place des Martyrs

    Montluçon

     

    Et ensuite Champomy pour tous au sixinthecity Mansion !!!

     

    et si une série de gifs animés sur le même thème vous tente c'est Là !!  

     

     

     


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  • Le mystère de l'oreiller

    Hier soir, dans la chambre à coucher de Reine-Mère, à des années lumière de la planète Naboo.

     

    Je m'apprêtais à me glisser dans les draps de satin blanc à me vautrer dans le lit encore défait vêtue d'une nuisette de soie sauvage en pyjama pilou-pilou, lorsque je perçus sous mon oreiller une présence inhabituelle.

     

    Deux possibilités s'offraient à moi :

    - soit Papa Schultz avait discrètement placé à mon intention une rivière de diamant et attendait que je réagisse à grands renforts de gloussements exagérés, l'air faussement occupé à compulser fiévreusement un traité de Physique Quantique.

    - soit une famille de ragondins avait élu domicile dans le lit conjugal, et j'étais présentement en train d'étouffer Grand-Mère Wilma, 8 ans (89 en âge ragondin)

     

    Cela va très certainement vous surprendre mais il se trouve qu'aucune de ces deux propositions ne s'est avérée être la réponse au mystère de l'oreiller.

    Il s'agissait là... d'un sabre.

    Laser, s'il vous plait.

    Lumineux.

    Sonore.

    595g et 92 cm de puissance profilée.

    Oublié sous mon oreiller.

    Garnissage 70% duvet d'oie - 30% plumettes de canard.

     

    Je me suis demandée s'il était tout à fait normal de trouver au coucher un sabre - fusse-t-il laser - sous son oreiller.

    Je poussai même le questionnement plus loin : était-ce là bien raisonnable, voire même sécuritaire ? 

    L'oreiller en question, bien que traité anti-acarien, offrait-t-il un rempart suffisant au diatium qui compose la cellule de ces armes Jedi ?

    Par ailleurs, il n'existe pas à ma connaissance d'études ayant mis en relation les sabres lasers et le linge de maison.

    Forte de ces réflexions intenses j'ai interrogé du regard Papa Schultz.

    Il m'a observée de cet oeil vif qui le caractérise.

    Il a considéré le sabre laser comme s'il s'agissait d'une chaussette oubliée, et subrepticement haussé les épaules :

    "Ca aurait pu être Pietr, un Grand-Père ragondin"

    Il est retourné à son Fluide Glacial sa Physique Quantique. 

     

    J'ai saisi le sabre laser en soupirant.

    Je l'ai allumé, ai fait deux-trois mouvements à la one again avec les BMMMM, et les ZMMMM qui vont bien. 

    Et soudain, je L'ai sentie.

    Je crois bien avoir souri.

    La FORCE. 

     

    Question ?

    Si à 36 ans tu n'as jamais trouvé un sabre laser sous ton oreiller, as-tu raté ta vie ?

    Pour ma part il semblerait que je ne sois pas encore passée du côté obscur.

    Je puise la FORCE dans les loufoqueries de mes pensionnaires.

    Quelque chose me dit que je ne vais pas être à court d'énergie.

     

     

    photo : http://www.stephanierobin.com/


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  • Bref, J'ai acheté des chocolats pour Pâques.

    Bref, J’ai acheté des chocolats pour Pâques.

     

    Le week end de Pâques approche à grands pas.

    Lui et son cortège d’œufs en chocolat.

    Je suis allée acheter des munitions pour les pensionnaires.

    J’ai pris des poules, des lapins, des poissons et des barres chocolatées.

    J’ai pris du chocolat noir, du lait et du blanc.

    Non, j’ai pas pris de blanc, parce que le blanc c’est dégueulasse.

    Dans les rayons du magasin un employé a scruté mon panier.

    Je l’ai regardé, il m’a regardée, je l’ai regardé, il a regardé mon panier, j’ai regardé mon panier, il m’a regardée, je l’ai regardé, il a arrêté de me regarder.

    J’ai quatre enfants et j’aime le chocolat.

    J’avais deux paniers.

     

    Je lui ai dit « j’ai quatre enfants et ils aiment le chocolat »

    Il m’a dit « sans vouloir être malpoli, c’est pas mes oignons »

    Je l’ai regardé, il m’a regardée, je l’ai regardé, il a baissé les yeux, il est parti.

     

    Je suis rentrée, j’ai planqué les paquets dans le placard du garage.

    J’ai fait une quiche, lancé une lessive, deux journées sont passées.

    J’ai voulu ajouter des pièces en chocolat au butin.

    Je suis rentrée dans le garage, j’ai regardé le placard. J’ai marqué un temps d’arrêt.

    J’ai soigneusement refermée la porte du garage derrière moi et observé le placard. J’ai marqué un temps d’arrêt.

    J’ai ouvert la porte du placard. J’ai observé le sac. J’ai marqué un temps d’arrêt.

    J’ai attrapé le sac. J’ai marqué un temps d’arrêt.

    J’ai ouvert le sac. J’ai ouvert la bouche. J’ai fermé la bouche. J’ai fermé le sac.

    J’ai reposé le sac. J’ai marqué un temps d’arrêt.

     

    J’ai repensé à ma mère, cette fois où j’avais essayé de la rouler dans la farine.

    J’avais dit « C’est pas moi ! »

    Elle m’avait dit « T’as du chocolat plein les mains »

    J’avais dit « C’est pas moi ! »

    Elle m’avait dit « T’as du chocolat sur le menton »

    J’avais dit « C’est pas moi ! »

    Elle avait dit « T’as du chocolat sur les dents »

    J’avais dit ok. J’avais été privée de TV. Une semaine.

     

    Je suis allée faire le tour du salon.

    J’ai trouvé un papier avec des petits poussins dessus. J’ai marqué un temps d’arrêt.

    J’ai trouvé un emballage d’œuf décoré de cloches. J’ai marqué un temps d’arrêt.

    J’ai trouvé une tache de chocolat sur le canapé en tissu. J’ai serré les dents.

    J’ai regardé les pensionnaires. Ils m’ont regardé.

    J’ai dévisagé les pensionnaires. Numérobis a baissé les yeux.

    Je me suis approchée. Il a reculé.

    Je me suis approchée un peu plus. Il a buté contre le mur.

    Je me suis approchée. Il avait du chocolat sur le menton.

     

    J’ai repensé à cette fois où j’avais essayé de rouler ma mère dans la farine.

    J’ai pouffé en repensant à la scène. Numérobis a cru qu’il allait bien s’en tirer.

    J’ai encore pouffé. Il a rigolé.

    Il avait du chocolat plein les dents

    Il a dit « C’est pas moi ! »

    J’ai répondu « T’as du chocolat sur les mains »

    Il a dit « C’est pas moi ! »

    J’ai répondu « T’as du chocolat sur le menton »

    Il a dit « C’est pas moi ! »

    J’ai répondu « T’as du chocolat sur les dents »

    Il a dit « C’est Micro-Poulette qui m’a mis des trucs dans la bouche, j’savais même pas qu’c’était des œufs en chocolat pour Pâques, et des poussins. »

     

    J’ai ouvert la bouche. Il a fermé la sienne.

    J’ai fermé la bouche. Il a eut un petit regard de cocker.

    J’ai pincé les lèvres. Il a fait la moue.

     

    Bluffée par tant d’ingéniosité j’étais prête à passer l’éponge.

    Je lui ai fait les poches. J’ai récupéré des poussins fondus.

    Je me suis tournée vers la porte du garage avec les œufs rescapés.

    Il a dit « J’suis malin hein ? ». J’ai dit OK.

    Il a été puni de TV. Deux semaines.

     

    Bref. J’ai acheté des chocolats pour Pâques.

     

     

     

     


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    Albert E. et moi...

     

    Je causais l’autre jour avec un vieil ami - Albert E. - pour ne pas le citer. 
    Un gars du genre calé sur les questions de relativité. 
    A brûle pourpoint, il me demande combien de minutes je fais chauffer le lait des pensionnaires au micro-ondes. 
    — Ah ça Albert, ça dépend ! 
    Pour Pretty et Numérobis : c’est 60 secondes, pas une de moins. 
    Pour Micro-Poulette : ça tourne autour de 70, et Dragibus me fait un flan si je dépasse les 50. 
    — Eureka, 
    s’écrie mon Albert ! 
    Tout est relatif, et tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle est vide ! 
      
    Le voilà parti – on ne se refait pas que voulez-vous – à établir : 
    la Théorie de la Relativité Enfantine
    encore nommée TRE dans le milieu obscur parental. 
    Car voilà bien où se situe le nœud du problème : 
    Enfants et parents n’avons absolument pas le même point de vue
    et ce, en toutes situations. 
    Voici une liste non exhaustive d’exemples de la TRE : 
      
    — LE BRUIT : 
    La Reine des Neiges se donne à fond : elle est libérée, elle est délivrée, elle ne mentira plus jamais. 
    Elle braille cela avec un tel enthousiasme et à tel renfort de décibels, que vous en avez développé des acouphènes... 
    Votre chabichou du Poitou, lui, trouve que c’est : 
    « pas si fort que ça, Moman». 
      
    Par contre, il suffit que vous gloussiez cinq petites minutes au téléphone avec votre vieille copine de fac Georgette-Melinda, 
    pour entendre votre petit dernier brâmer tel un sanglier pris dans un piège à loup : 
    « Moman ! Moins fort ! J’entends pas Dany le tigre faire son puzzle à la TV ! » 
      
    Là. Tout doux... 
    Vous la sentez bien la TRE ????
     
      
    — LE DÉSORDRE : 
    Vous avez invité Bree Van de Kamp pour tea time ? 
    Le temps de réaliser quelques scones et de laisser l’Earl Grey infuser juste ce qu’il faut, 
    vous vous retournez satisfaite pour admirer votre intérieur rutilant... il y a quatre minutes encore... 
    Horreur ! Malheur ! Enfer et Damnation ! 
    Vos pensionnaires sont passés sans bruit par là, et en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, 
    ont transformé votre salon ZEN en succursale de Maxi Jouets 2000. 
    « C’est quoi le problème Moman ? Du chantier ? Ben, où ça ? » 
      
    Ça, amis, c’est la TRE !!!! 
      
    De même, lorsque vous tentez de rentrer dans la chambre de votre aîné, 
    à grand renfort de coups d’épaule bien sentis pour réussir à pousser les monceaux de vêtements bloquant l’ouverture de la porte dans leurs retranchements, 
    vous vous trouvez confrontée à des grands yeux incrédules lorsque vous le sommez de, je cite : 
    — Ranger ce foutoir, Mutin de Mordel de l’Herbe ! Une vache n'y retrouverait pas son veau, ni même Nabilla sa poitrine ! 
      
    Et oui... Reine-Mère vous a prévenus... 
    On ne parle pas le même langage... La TRE a encore frappé...
     
      
    — LE RETARD : 
    Lorsque vous pressez désespérément votre petite troupe comme un vieux citron, 
    afin de tenter d’arriver à l’heure au rendez-vous fixé par le généraliste, 
    vous avez l’impression de diriger une escadrille d’escargots anémiques anesthésiés et infirmes. 
    Constatez, que lorsqu’il s’agit de déposer Raymond-Tony à l’anniversaire de son meilleur poto 
    et que vous risquez d'avoir deux malheureuses minutes de retard, la rengaine est tout autre ! 
      
    La TRE !!!!  Mes petits chats !!!! La faute à la TRE !!! 
      
    — LA VITESSE : 
    Exercice numéro 1 : 
    Sortez un paquet de bonbons. Posez. Observez. 
    Il sera descendu si vite que vos yeux n’auront même pas capté le moindre mouvement. 
      
    Exercice numéro 2 : 
    Placez un plat de gratin de brocoli-choux de Bruxelles aux rognons de veau, sauce tripaille sur la table... 
    Laissez reposer. Constatez. 
    Là, vous aurez tout le loisir de décomposer, image par image, les bouchées de vos rejetons.
    (dans le meilleur des cas, quelques régurgitations seront à prévoir) 
      
    Donnez moi un T ! 
    Donnez moi un R ! 
    Donnez moi un E ! 
    Tous avec moi : TRE ! TRE ! TRE !
     
      
    —L’ATTENTION : 
    Vous appelez Tic et Tac : 
    - Il est l’heure de venir dîner !!! 
    Au dixième « A TABLE !!!!! » vous percevez enfin un léger mouvement des intéressés... 
      
    À l’inverse, ils passeront inlassablement leurs journées à scander votre nom pour n’importe quelle raison : 
    « Maman ! J’ai faim » 
    « Maman ? Ça me gratte sous le pied droit, et puis non, en fait.» 
    « Maman ? Euh... je sais plus. Tu me rapportes une bière ? Nan, j’déconne ! » 
      
    Tout est relatif ma bonne dame, la faute à la TRE !!! 
      
    — L’HYGIÈNE : 
    Là encore, tout est vraiment et incontestablement relatif... 

    - Ma dernière douche ? Sûr de sûr c’était hier Moman !! 
    - Et cette odeur de Roquefort frelaté au Maroilles, alors Jean-Kévin ? 
    Tu héberges un macchabée en putréfaction sous ton tee-shirt, ou bien ? 
      
    - Les trois minutes de lavage de dents, Moman ? À l’aise !! 
    - Soit tu confonds les minutes et les secondes, 
    soit tu as décidé d’exterminer le genre humain à coups d’haleine fétide, Régina-Cindy ! 
      
    Encore un exemple édifiant de la TRE, n’est-il pas ? 
      
    — LE COUCHER : 
    Deux variantes : 
    Pour les plus grands, sachez qu’un : 
    -  Je lis encore cinq minutes... 
    signifiera approximativement : 
    Je vais lire deux bonnes heures, et puis de toutes façons vous viendrez bien éteindre la lumière quand je me serrais endormi comme un vieux Flamby la tête colée à la page de ma BD. 
      
    Chez les plus petits de nos oursons, un : 
    Mon histoire du soir, oui, juste une seule ! Promis !!!! 
    se transformera indubitablement en trois volumes de l’Encyclopédie des Contes pour Nains. 
    (345 pages chacun, écrit en tout petit) 
    Vous finirez par vous endormir, et c’est Léonard-Jordy qui vous bordera, 
    tout en ayant pris soin, au préalable, de vous faire les poches. 
      
    Enjoy les poussinets !! 
      
    TRE un jour... TRE toujours !!! 
     
     


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    Le Dictionnaire des Expressions Maternelles

     

    Je vais coucher noir sur blanc sur l’écran de mon ordinateur portable les réflexions que nous balançons à tour de bras à notre adorable progéniture, et leur SENS REEL !! 

    Si vous laissez un enfant de moins de dix ans lire ces quelques lignes, vos tentatives éducatives seront à tout jamais réduites à néant :  
    Une extrême prudence vous est donc demandée !!!! 

    Fermez bien la porte du bureau derrière vous 

    Jetez régulièrement des coups d’oeils à droite et à gauche 

    Feignez un air faussement détaché sous peine d'être foutue, fichue, cuite, démasquée, et ce, à perpétuité... 

    Ce fichier s'auto-détruira après lecture...
     

    LE TRADUCTEUR DES EXPRESSIONS LES PLUS COURANTES

    Le traducteur d’expressions maternelles                            (à ne jamais mettre entre les mains des enfants)

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  • De l'art de gérer la chicane.

    Je chicane

    Tu chicanes

    Il chicane

    Nous chahutons violemment

    Vous vous tabassez

    Ils se foutent sur la gueule

     

    Reine-Mère s’excuse par avance, mais quelquefois il est bon d’appeler un chat un chat,

    un bâtonnet de colin Igloo un poisson,

    et un candidat de télé-réalité un mollusque. (je demande platement pardon aux mollusques)

     

    Le sujet du jour est d’actualité constante au Sixinthecity Mansion : les pensionnaires s’adorent, mais les pensionnaires sont frères et sœurs...

    Quatre enfants constitue une presque meute, et qui dit meute, dit chef de meute :

    les problèmes commencent là... la place est chère et remise en question à chaque minute.

     

    Je sors l'ouvrage "Parents" de Maurice Duconnoird de la bibliothèque :

    il m’a été absolument inutile et m’a même rendu hystérique lorsque je me suis plongée dans le chapitre Terrible Two "

    mais sais t’on jamais, on n’est pas à l’abri d’un bon coup : si ça se trouve ce bon vieux Maurice s'est lancé dans le chapitre "conflits fraternels" un jour d’inspiration.

     

    Allons-y sans échauffement, soyons fou, suivons Maurice Duconnoird...

     

    « Les disputes entre frères et sœurs sont inévitables et parfois explosives... »

    Ah ! Laissez moi pousser un gros soupir de soulagement : mes enfants ne sont apparemment pas les seuls à utiliser des explosifs ! Merci Maurice.

     

    « ...les disputes sont tout à fait normales, et jouent un rôle important dans le développement des habilités sociales de vos enfants."

    Formidable !! Si j’en crois Maurice, Pretty-Poulette et Numérobis seront tous deux, à l'aise, Docteur es Sciences Humaines !!

     

    « Les conflits permettent la construction de l’enfant : apprendre à faire de compromis, résoudre des problèmes et développer le sens de l’empathie... »

    Me voilà rassurée... Si les conflits "construisent"... mes pensionnaires seront à la tête de Bouygues immobilier, au pire, architectes, parce qu’ils se posent là en maîtres, les gueux !

    Quant aux compromis, je pense qu’il y a un souci d’orthographe, parce qu’ils s’en promettent, je vous l’assure, pas de “com“, mais à un m près...

     

    « Bien que les disputes soient normales, elles sont souvent source de stress et de frustration pour les parents »

    Mais pas du tout... Je ne suis pas stressée!

    comment ça "elle est où la revue que j’avais sur les genoux ?"

    Mais ça n’a rien à voir, j’adore faire des confettis home made, ça me détend.

     

    « Voici les clés pour désamorcer un dispute »

    Alléluia, Revoilà Maurice avec ses solutions bénies...

    Le Huggy les Bons tuyaux des parents foireux.

     

    « 1. Demeurez calme : il est important que vous n’entriez pas dans la partie en criant et vous énervant.

    Votre rôle est d’écouter, et si nécessaire, de séparer vos enfants afin qu’ils retrouvent leurs esprits, et dialoguent. »

    Déjà Maurice, tu serais gentil de ne pas juger...

    Je reste calme, si je veux, et puis de toutes façons je suis TOUJOURS calme !!!

    c’est juste que ma façon de m’exprimer se modifie légèrement et que le niveau sonore de ma voix tend subtilement vers les aigus de manière mélodieuse.

    Les séparer, je veux bien, mais désarmer Numérobis et Dragibus est plus facile à dire qu’à faire :

    avez vous déjà essayé d’intercepter une tronçonneuse en état de fonctionnement ?

     

    « 2. Ne jouez pas l’arbitre : ne tentez pas de trouver le coupable.

    Les enfants doivent apprendre à résoudre seuls leurs conflits, l’intervention d’un adulte ne fait souvent qu’envenimer les choses »

    Ok. Ok. Ok. Alors Maurice, tu vas vite me donner tes coordonnée et me signer une décharge...

    Parce que si je comprends bien lorsque Dragibus poursuit Pretty-Poulette avec un tisonnier je laisse faire : je lâche l’affaire !

    — Houhou !!! Les enfants !!! Je vous laisse régler ça, hein ? Je suis dans la voiture... Je laisse tourner le moteur et on va aux urgences dès que vous êtes prêts, mes petits choux !

     

    « 3. Faites un retour sur la querelle : lorsque la foudre est dissipée, prenez le temps de revenir sur les événements. Encouragez les à dialoguer. »

    Pas mal le dialogue : on n’y avait pas pensé, Maurice !

    Tu crois que Papa Schultz et Reine-Mère t'ont attendu pour avoir cette idée lumineuse, sans blague !!!

    Tu réfléchis deux secondes avant d’écrire tes guides ?

     

    « 4. Établissez des règles : les enfants doivent être conscients des règlements de la maison, et comprendre à quoi ils auront à faire face s’ils transgressent les règles »

    Ah... d’accord : je vais faire un tableau que j’accrocherais sur mon frigo :

    Une claque : deux cartes Pokémon confisquées.

    Deux claques : Six cartes Pokémon et privé de télé deux jours.

    Un croche-pied : privé de télé une semaine.

    Là où je me pose des questions, c’est concernant le coup de boule rotatif ? Des suggestions ?

     

    « 5. Évacuez le motif du conflit : ils se battent au sujet d’un bol bleu : retirez-le ! Un jouet ? Idem ! »

    Alors là je t’arrête, Maurice...

    Ca ne te dérage pas si je t’appelle Maurice ? En même temps ça fait déjà deux articles que je le fais...

    On va avoir un petit souci... Au Sixinthecity Mansion, le motif de discorde le plus fréquent (au bas mot 89 fois par jour) c’est LA place.

    THE PLACE TO BE.

    J’ai nommé : le coussin à l’angle droit du canapé.

    Je ne sais pas ce qui se passe avec cet endroit stratégique, mais je t’assure qu’il constitue un enjeu de taille.

    Combien de fois ai-je vu Numérobis se trémousser tellement il se retenait d’aller aux toilettes pour ne pas risquer le rapt ?

    Combien de fois ai-je vu Dragibus molester sa sœur pour qu’elle déguerpisse de là ?

    Combien de fois ai-je admiré les ruses de Pretty, prétextant à ses frères que j’avais proposé des bonbons afin qu’ils libèrent l’endroit.

    Alors je vais te le demander simplement Maurice : 

    Qu’est ce que fait Reine-Mère ? Elle vire le canapé ?!!!

    Sincèrement Momo, tu permets que je t’appelle Momo, t’es pas sérieux là ?!

     

    « 6. Ne les comparez pas : soulignez plutôt les forces de chacun »

    Ah d’accord ! Pas mal !!! C’est très malin ça !!!

    Pretty tu es bigrement sournoise ma chérie !

    Numérobis : quelle force de Titan tu as !!! Quelle précision dans les lancers ! 

    Dragibus : cette gestion et maîtrise du griffage, un bonheur pour les connaisseurs !!

     

    « 7. Soulignez les moments de bonne entente »

    Bonne idée, là Maurice... non vraiment... rien à redire pour une fois !

    Je ne manquerais pas de leur rappeler ce jour d’avril 95...

    Nous avions passé une après midi exquise, le calme nous entourait de son confort ouaté....

    PURÉE !!!! MUTIN DE MORDEL DE L’HERBE !!! Mais c’est qu’ils n’étaient pas nés les gredins !!!!

     

    « 8. Prêchez l’exemple : montrez à vos enfants qu’il est possible de régler vos anicroches sans avoir recours aux cris et à la violence »

    Non, mais c’est quoi ça ? Pour qui tu te prends Maurice ?

    De quoi je me mêle. Qui t’a demandé de venir me dire comment je dois me comporter ???

    Tu vas la sentir passer l’anicroche, mon petit lapin !

    Et de toutes façons, Reine-Mère ne se dispute jamais, car elle a toujours raison :

    elle fait juste rentrer dans le droit chemin ceux qui ont la malchance de se fourvoyer dans un avis différent du sien !

     

    Allez les Pensionnaires !!! Tous sur Maurice !!!!

     

    De l'art de gérer la chicane.

     

    N'hésite pas à suivre Reine-Mère sur FB,

    ça lui fera bigrement plaisir, et on gardera Maurice bâillonné.  

     

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    Les Lois de l'EMMI ... C'est tout pourri... et c'est Reine-Mère qui vous le dit...

     

    Vous connaissez le principe de La loi de Murphy ? 
    « Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner » 

    Toujours pas ? Mais si, un petit effort mes chatons !!! 
    La tartine qui tombe TOUJOURS coté confiture !! 
    Un autre exemple ? Ce phénomène paranormal qui implique que lorsque vous portez des chaussures vous ne butez jamais contre la table basse : il suffit que vous vous baladiez dix minutes pieds nus, pour que les meubles de la maison toute entière vous attaquent à coups de battes de Base Ball !!! 
    Voilà. Ca, c’est le principe de la loi de Murphy

    Mais connaissez-vous l'EMMI ? 
    La Loi de l’Emmerdement Maternel Maximal Intersidéral. 
    (J’ai préféré rajouter Intersidéral, la loi de l’EMM ça sonnait moins bien) 

    Certains assureraient qu’il s’agit là de coïncidences, ou bien de simple malchance. 
    Que nenni : il n’en est rien !! 

    - Le jour où vous habillez vos enfants sur leur 31 pour le mariage de Tatie Suzanne : 
    BAM ! Méga tache au moment de partir : loi de l’EMMI !! 

    - Votre fiston vous tanne depuis six mois pour que vous l’inscriviez au hockey sur glace. 
    Vous mettez vos appréhensions de côté et décidez enfin d'accéder à sa requête. 
    C’est seulement lorsque vous serez face à Régis Fricotard, président de l’ASPTT Hockey de Villeneuve les Plaines, que Freddy Junior vous assénera le coup de grâce : 
    « Finalement je veux faire de la danse classique, le Hockey c’est trop nul » : loi de l’EMMI !! 

    - Babychou s’est endormi dans la voiture malgré les disputes entre ses frères et sœurs:  le niveau sonore ambiant dépasse aisément celui d’un concert de Céline Dion en forme et sous amphets. 
    Vous avez roulé sur 57 dos d’ânes avec votre vieux monospace dont les amortisseurs sont complètement décédés. 
    Vous réussissez à le sortir de la voiture, à monter les escaliers en colimaçon menant à sa chambre, à ôter sa combinaison pilote, oui, même à enlever les scratchs sans bruit... et BAM ! Babychou ouvre grand ses billes bleues pile au moment où vous le posez délicatement sur le matelas : loi de l’EMMI !! 

    - Vous avez fait (enfin) un grand tri dans les jouets des enfants. 
    Vous pouvez être certains que Gérard-Régis cherchera son vieux puzzle Bob l’éponge, jamais regardé auparavant, dans les quarante-huit heures : loi de l’EMMI !! 

    - Vous vous battez régulièrement pour faire manger des choux de Bruxelles à vos enfants ? 
    Le seul jour où ils vous supplieront d’en cuisiner vous n’en aurez évidemment pas en stock :loi de l’EMMI !! 

    - Vous n’êtes pas allés chez le généraliste depuis quatre jours ? Ne vous réjouissez pas trop vite : c’est aujourd’hui que vous aurez la visite de votre vieille copine Cricri, accompagnée de sa charmante cocotte à couettes « légèrement dérangée, mais c’est pas contagieux, t'inquiètes ! » 
    BAM ! Gastro de groupe pour le soir même : loi de l’EMMI !! 

    - La seule fois où vous omettez de demander à votre charmante progéniture de faire pipi avant de partir en ballade... 
    Moui... vous avez bien devinez.... exactement !!! 
    Il y aura forcément dans les dix minutes une impérieuse envie... de GROSSE commission, évidement !!! Loi de l’EMMI !! 

    - Ce jour où, d’humeur extrêmement positive, vous décidez de partir en courses sans sac à langer : 
    « Ben oui quoi ! Bichon a quinze mois, et il a fait son petit popo juste avant de partir ! Pour une heure ça ira bien comme ça !! » 
    Et bien non, ça n’ira pas comme ça, mon petit chat des bois : EMMI ! 
    Bichon en profitera sournoisement pour en remettre une couche, et, deuxième effet kiss cool, débuter une gastro surprise : vêtements compris, of course, sinon ce serait pas drôle !EMMI, je vous dis ! 

    - Vous souhaitez profiter d’un bon bain... 
    Vos jumeaux Hansel et Gretel viennent tout juste de s’endormir paisiblement pour leur sieste : ils dorment toujours deux heures durant, c’est fabuleux. 
    Et bien non... EMMI !!! 
    Fallait pas avoir envie de prendre un bain, petite insolente ! 
    À peine aurez vous trempé un orteil dans l’eau mousseuse et tempérée à souhait, 
    à peine aurez vous allumé cette bougie délicieusement parfumée au chocolat, 
    tout juste aurez vous parsemé de pétales de roses le pourtour de la baignoire (dites donc vous faites les choses bien, vous !) que la symphonie des pleurs en Ré mineur débutera :dommage !!! 


    « Ben quoI Reine-Mère ? C’est bien joli, mais qu’est ce qu’on fait, alors ? » demande la foule flippée en délire... 

    Rien, mes petits lapins, rien... 
    Désolée, mais il n’y a rien à faire... 
    C’est comme ça, c’est la loi de l’EMMI : qui sommes nous pour vouloir interagir avec cette force obscure de l’univers ?  

    Alors quelques conseils pour ne pas tenter le diable : 

    — Si votre fiston parle exceptionnellement bien pour son âge et que l'envie vous prend de frimer devant les copines, sachez qu’il n’ouvrira pas la bouche devant elles... 

    — Le jour où vous serez en avance pour l’école, ne fanfaronnez pas :  sinon il vous arrivera forcément une grosse tuile. 
    Genre, pied de la table de la cuisine qui cède mystérieusement avec renversement généralisé de bols chocolatés sur toute l’assemblée familiale. 

    — Et surtout, surtout, ne dites jamais que votre bébé fait ses nuits, sinon foi d'EMMI, il ne les fera plus JAMAIS !


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    Ce que Reine-Mère n'aurait jamais pensé dire à voix haute un jour...

     

     

    Billet toujours écrit à quatre mains par Alain Delon et la troisième personne du singulier :

     

    Reine-Mère est tout à fait consciente qu’elle est un petit peu... comment dire... originale.

    Nous n’irions pas jusqu’à dire qu’elle a un pet au casque, ni arguer qu’elle yoyotte de la cafetière, non...

    Il serait plus juste de dire que Reine-Mère est – par moment – sévèrement agitée du bocal.

    Ceci dit, cela apporte une certaine valeur ajoutée à son charme, tout du moins dans certaines tribus de Papouasie Nouvelle Guinée. Du sud.

    Pas d’inquiétude Francis !! « Agitée du bocal » est une image !!

    Le contenu de ses circonvolutions cérébrales ne risque pas de se renverser à chaque fois qu’elle se penche en passant la serpillère, mon chou !

    C’est une façon de parler, une expression permettant de justifier poliment les faits et gestes fréquemment farfelus de sa Royale personne.

     

    Quoi qu’il en soit... il y a des phrases que Reine-Mère, aussi fêlée soit-elle, ne pensait pas prononcer un jour...

    L’explication est aussi simple que désespérante et tient en un mot, quatre syllabes et treize lettres : PENSIONNAIRES.

    Dire que les arrivées successives au Sixinthecity Mansion, de Pretty-Poulette, Numérobis, Dragibus, et Micro-Poulette, ont potentialisé la folie aigre-douce de Reine-Mère est un euphémisme...

     

    Voici pour vous un florilège de phrases aussi surprenantes qu’incongrues que Reine-Mère n’aurait jamais pensé dire une seule seconde...

     

    Dragibus, ta sœur n’est pas un poney !

    Un cheval non plus. Pas même une licorne !

    Mais descends du dos de Micro-Poulette dans la seconde, tu m’entends !

    Comment ça « c’est quoi une seconde ?! » : DESCENDS !!!!

     

    Dragibus, on ne mange pas les insectes. Oui, même morts, je suis désolée...

    Pourquoi ? Parce que c’est ainsi.

    Oui, je sais Pretty-Poulette, tu as vu un reportage dans lequel tu as appris que les insectes constituaient notre avenir protéique... On en reparle plus tard, tu veux bien ? Pour l’instant Dragibus, CRACHE MOI CETTE MOUCHE !!! Une coccinelle ? CRACHE !! Qui que ce soit !!!

     

    — Numérobis, je sais que ce tee-shirt est ton préféré.

    Tu me l’as dit.... attends que je recompte, je tiens à être exacte tout de même... 6 milliards de fois !!!!

    J’ai beau le laver régulièrement, il ne m’est pas possible de suivre la cadence des taches que tu y fais !

    Mais bien sûr que tu as le droit d’avoir un tee shirt préféré, et que tu peux le mettre deux jours de suite s’il est a peu près correct visuellement...

    Ceci dit, permets moi de te préciser que coté sous vêtements, c’est juste impossible : oui, même concernant le boxer Flash McQueen : On change de caleçon tous les jours !

     

    — Numérobis et Dragibus... les morceaux de pain et gâteaux trouvés dans le parc ne constituent pas des goûters gratuits... C’est sale !!!!

    Oui, je sais les pigeons en mangent bien, mais que veux tu les mamans pigeons sont certainement moins regardantes que la vôtre.

     

    — Numérobis, les chewing gums placés sous les tables du MacDo ne sont en aucune manière un dessert surprise du Happy-Meal !

     

    — Je sais bien que dans l’absolu tout a un prix : mais Micro-Poulette n’est pas à vendre !!!

     

    — Dragibus, que ça te plaise ou non, on garde son pantalon en public !

    Oui, une salle d’attente est considérée comme un lieu public ! Bonjour Madame Michu ! Belle journée, n’est ce pas ? Remonte ce pantalon !

     

    — Dragibus : on ne mange pas la pate à modeler ! Mais tu ingurgites tout ma parole !

    Bon sang ! Où est le poisson rouge ?

     

    — Numérobis, je suis ravie et fière que tu saches écrire ton prénom en majuscule... et pardon ? Oui en attaché aussi... Mais pas sur le canapé !!!!

     

    — Le dentifrice ne s’utilise pas en crème de jour !!! Encore moins sur Micro-Poulette... même si j’avoue que le teint de geisha lui va bien !

     

    — Numérobis je suis désolée, mais un ver de terre, même vivant, ne peut en aucun cas être considéré comme un animal de compagnie !

     

    Dragibus... Peux tu arrêter de me mettre le doigt dans l'oreille, s'il te plaît ?

     

    — Je sais à quel point vous aimez les trésors et tout ce qui va avec... mais il est interdit de ramasser les pièces qui se trouvent au fond des fontaines !!!!

     

     

    Et chez vous, il doit bien y avoir des phrases surprenantes aussi !!

     

    N'hésitez pas à rejoindre la page FB de Reine-Mère : ça lui fera plaisir !

    Vous aurez toute la gratitude d'Alain Delon en prime, et ça, ça n'a pas de prix...


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